Concert du groupe des Sax's du Mortainais
(avec la participation de la Chorale de la Montjoie)
à l'occasion de son traditionnel concert Ste Cécile
le samedi 26 novembre 2011,
Collégiale St Evroult de Mortain
à 20h45
Musicalement,
Les Sax's
Concert du groupe des Sax's du Mortainais
(avec la participation de la Chorale de la Montjoie)
à l'occasion de son traditionnel concert Ste Cécile
le samedi 26 novembre 2011,
Collégiale St Evroult de Mortain
à 20h45
Musicalement,
Les Sax's
Concert Ste Cécile 2008 - Collégiale de MORTAIN
Le groupe des Sax's du Mortainais fête cette année son 31éme anniversaire.
Composé de 5 personnes en 1980, l'ensemble atteind sa maturité dans les années 90 avec plus
de 20 saxophonistes.
Avec une majorité de jeunes, obligés de quitter la troupe pour raisons professionnelles,
les Sax's comptent aujourd'hui 8 musiciens.
Parmi ces mélomanes, 1 Sax Soprano (en alternance avec
l'Alto)
4 Sax's Altos (dont 1 en alternance avec
Soprano), 3 Sax's Ténors et 1 batteur.
Les nominés sont:
Au Soprano: Grégory ERAMBERT (Alternance avec
Alto)
A l'Alto: Grégory ERAMBERT (Alternance avec Soprano)
Jérôme DESGRANGES
Jean-Paul BRIEND
et Yann DENARIEZ
Au Ténor: Hervé DESGRANGES
Jean-Christophe BRIEND
et Rémy BEAUGRAND
A la Batterie: Gérard DENARIEZ
En 1990, la bande de copains décide d'évoluer, l'association
des "Sax's du Mortainais" est créée.
L'Association de loi 1901 à but non-lucratif s'appuie sur un bureau
composé de:
* Président
d'honneur: M. LUSTRO Vincent
(Fondateur du groupe et 1er président de l'association)
* Président: M.
DESGRANGES Jérôme
* Secrétaire: M.
ERAMBERT Grégory
* Trésorier: M. BRIEND
Jean-Paul
Le saxophone est un instrument de musique à vent (ou aérophone) appartenant à la catégorie des bois. Il a été breveté en 1846 par Adolphe Sax, en Belgique.
Le lieu où il fut inventé fut détruit pendant la Première Guerre mondiale : aujourd'hui, un supermarché s'y tient, avec, dans une vitrine, une plaque commémorative.
Il ne doit pas être confondu avec le saxhorn, de la famille des cuivres, mis au point, lui aussi, par Adolphe Sax.
L'instrument est composé de trois parties soudées ou collées réalisées en laiton : le corps conique, la culasse et le pavillon. Les clefs (au nombre de 19 à 22 selon les membres de la famille) commandent l'ouverture et la fermeture des trous latéraux percés sur le corps. L'extrémité haute du corps est prolongée horizontalement par le bocal (démontable) qui porte le bec (en ébonite ou en métal), équipé d'une anche simple attachée avec une ligature.
Le son du saxophone est produit à l'aide d'un bec et d'une anche (en général en roseau, mais aussi de plus en plus souvent en matière synthétique). C'est la vibration de l'anche sur la facette du bec qui permettra l'émission du son par mise en vibration de la colonne d'air contenue dans le corps de l'instrument.
Bien que métallique, le saxophone appartient donc à la famille des bois à cause du bec même s'il est parfois par abus de langage considéré comme faisant partie de l'ensemble des cuivres (où la vibration est produite par les lèvres dans une embouchure), notamment en jazz.
De plus, comme il tend à se rapprocher de la sonorité des cordes (ceci est stipulé dans le brevet d'invention du saxophone), on peut anecdotiquement en faire un "chaînon manquant" unissant cordes, bois, cuivres et percussions (grâce aux sons slappés).
Le saxophone s'accorde avec les autres instruments en faisant légèrement varier l'enfoncement du bec (modulable grâce au liège entourant l'extrémité du bocal). Il présente parfois des ressemblances avec la clarinette (notamment le soprano), dont il diffère cependant par sa perce conique au lieu d'être cylindrique. C'est d'ailleurs cette dernière particularité qui lui permet d'être un instrument octaviant (alors que la clarinette quintoie) : le but même de Sax lorsqu'il imagina son nouvel instrument.
La famille des saxophones conçue par Adolphe Sax comprenait 14 tailles. Seules 7 sont encore utilisées aujourd'hui :
* Le saxophone
contrebasse rare, en mi bémol
* Le saxophone basse assez rare, en si bémol
* Le saxophone baryton Mib trop rarement utilisé,
il est d’une expression sans pareille,
aux nuances et timbre savoureux de par sa facilité d’émission peu courante chez les instruments graves.
* Le saxophone ténor Sib au timbre velouté et charnu dans le grave, il rivalise
avec le basson. Surtout utilisé
dans le jazz ou la variété pour sa
puissance et son chant.
* Le saxophone alto Mib est l’instrument virtuose, son expression est souple comme un
violon, son
agilité comme une flûte, et ses possibilités de nuances sont
supérieur à la clarinette. Son point faible : les répétitions de son trop rapide.
* Le saxophone soprano Sib est délicat à jouer à cause de sa
justesse, il est toutefois très véloce, sa sonorité se rapproche du hautbois.
On trouve cependant parfois quelques reliques des séries en Ut et Fa voulues au départ par Adolphe Sax en plus des
séries en Si bémol et Mi bémol :
B. Eppelsheim a été très actif ces dernières années et a produit plusieurs instruments qui ont apporté beaucoup aux
saxophonistes, en particuliers ceux qui s'intéressent aux registres extrêmes :
Les plus utilisés sont le soprano, l'alto, le ténor et le baryton. Ils composent le quatuor de
saxophones. Dans les quatuors de saxophones, le soprano est parfois remplacé par un second alto.
La plupart des saxophones actuels sont des instruments dits transpositeurs, c'est-à-dire que la note jouée sur l'instrument ne correspond pas à celle jouée au piano. Ainsi par exemple lorsqu'un saxophone alto joue un do, la note sonne comme un mi bémol de piano.
Sax avait conçu deux séries de saxophones : une première dont les instruments étaient accordés en ut ou en fa, était destinée aux orchestres symphoniques, la deuxième série (celle que nous connaissons aujourd'hui) était accordée en si bémol et mi bémol et devait servir pour les fanfares militaires. Cependant, les musiciens d'orchestre ayant boudé les instruments Sax, alors qu'ils trouvaient de nombreux débouchés dans les musiques militaires nouvellement réformées, les instruments en ut ou en fa tombèrent peu à peu en désuétude : ils ne sont plus fabriqués après 1930 par les principaux facteurs de saxophones.
Le saxophone comporte trois registres : grave, médium et aigu, sur un ambitus de deux octaves et une quinte. Dans de nombreuses musiques contemporaines et actuelles, on utilise aussi le sur-aigu dont les notes sont obtenues à partir de doigtés spéciaux permettant de faire sonner un harmonique particulier.
De par son invention tardive, et même si des compositeurs comme Bizet ou Ravel ont reconnu ses mérites et l’ont parfois utilisé, le saxophone occupe une place assez marginale dans la musique classique et se trouve rarement représenté dans les orchestres symphoniques. Cependant, il reste incontestablement l'instrument roi du jazz, et la musique contemporaine en a fait l'un de ses instruments fétiches depuis les années 1980, en soliste comme en petits ensembles.
Le belge Antoine Joseph Sax, dit Adolphe Sax (1814-1894), a cherché inlassablement à perfectionner les instruments de musique, et plus particulièrement les instruments à vent ; il en a amélioré la justesse, la qualité de la sonorité ainsi que la facilité de jeu (il a déposé 33 brevets).
Le tout premier saxophone construit par Sax, à Paris, en 1842, était un saxophone baryton en fa. Ce tout premier saxophone présentait toutes les caractéristiques du saxophone actuel : tube métallique à perce cônique, bec à anche simple et système de clefs Boehm, mais il avait encore la forme générale d'un ophicléide.
En 1844, le saxophone est exposé pour la première fois à l'Exposition industrielle de Paris. Le 3 février de cette même année, Berlioz, un grand ami de Sax, dirige lors d'un concert son choral Chant sacré qui inclut le saxophone. En décembre, le saxophone fait ses débuts d'orchestre au Conservatoire de Paris dans l'opéra de Georges Kastner, Le Dernier Roi de Juda.
Le 22 mars 1846, Sax dépose son brevet pour « un système d'instruments à vent dits Saxophones » qui comporte huit instruments. La réorganisation complète des musiques régimentaires et l'adoption par l'armée française, en 1845, des instruments de son invention (saxhorns, saxophones, saxotrombas) ont placé Sax en position de monopole de fourniture de ces instruments.
Le brevet d'invention de Sax expire en 1866. La Compagnie Millereau fait alors breveter le Saxophone-Millereau, qui possède une clef de fa # bifoquer. En 1881, Sax étend son brevet d'invention original : il allonge le pavillon pour inclure un si bémol grave et un la et étend également vers le haut en ajoutant fa # et sol à l'aide d'une quatrième clef d'octave.
Entre 1886 et 1887, l'Association Des Ouvriers invente la clef de trille do pour la main droite, le système de demi trou pour les premiers doigts de la main, l'anneau de réglage d'accord et la double clef; améliore le sol articulé pour que la clef de sol puisse être maintenue tandis que n'importe quel doigt de la main droite est employé, améliore le fa # bifurqué et ajoute un si bémol grave. Lecomte inventera en 1888 la clef d'octave simple ainsi que des rouleaux pour le modèle mi b -C basse.
La société Adolphe Sax & Cie a été rachetée par la société H.Selmer & Cie en 1928 (le premier saxophone Selmer modèle 22 est né en 1921). Depuis lors, l'entreprise Selmer a participé à l'amélioration de la fabrication des saxophones, ce qui lui a valu de conquérir le marché américain et de s'imposer en Europe. Les autres anciens facteurs de saxophones (Buffet-Crampon, Millereau, Gautrot, Couesnon) présents à la fin du XIXe siècle, ont été progressivement supplantés par des marques internationales : Adler, Huller (Allemagne), Yamaha et Yanagisawa (Japon).
Après l'Hymne sacré ou Chant sacré de Berlioz et l'oratorio Le Dernier Roi de Juda de Kastner, œuvres exécutées pour la première fois en 1844 et 1845, Halévy inclut le saxophone dans son opéra Le Juif errant (composé en 1852), dans L'Africaine créé en 1865, Ambroise Thomas dans Hamlet (1868) puis dans Françoise de Rimini (1882), Bizet dans son Arlésienne (1873), Delibes dans Sylvia (1876), Massenet dans Le Roi de Lahore (1877) Hérodiade (1881) et Werther (1886), Saint-Saëns dans Henri VIII (1883), d'Indy dans Fervaal (1895), etc.
Mais la cabale dressée contre Sax est trop forte et l'instrument, à de rares exceptions près qui confirment la règle, a du mal à percer au sein des orchestres réputés. De fait, le seul domaine où Sax parvint à imposer ses nouveaux instruments fut celui des musiques militaires, en pleine réforme sous l'impulsion de l'aide de camp de l'Empereur Napoléon III, le général de Rumigny, qui admirait le travail de Sax. Mais au gré des nombreux bouleversements politiques de l'époque, et des grâces ou disgrâces dont bénéficiait l'inventeur, les saxophones furent tour à tour imposés, interdits ou tolérés au sein de ces musiques (d'où les périodes de faste et les faillites connues par la société Sax).
La période la plus favorable fut sans conteste celle entre 1857 et 1870, où Sax est nommé professeur au Collège Militaire rattaché au CNSMD de Paris. Il y formera des dizaines d'instrumentistes de talent, qui essaimeront au sein des diverses musiques de l'armée. Et il fera écrire par ses amis et collègues différentes pièces de concours, ensembles de saxophones qui feront les joies des mélomanes Parisiens pendant plusieurs années. Il publia lui-même ces pièces signées Jean-Baptiste Singelée, Arban, Demersseman, Mohr ou Savari. Mais cette exclusive militaire de l'utilisation de l'instrument n'eut pas que des effets bénéfiques en terme d'image. De nos jours, l'on peut faire remonter les idées reçues contre le saxophone aux musiciens classiques de cette période.
Le coup de grâce fut le déclenchement de la guerre de 1870, qui vit le Collège
Militaire se vider de ses élèves, rappelés sous les drapeaux par leurs régiments respectifs. Celui-ci fut ensuite fermé définitivement et tous les efforts de Sax furent inutiles : le
saxophone dut attendre l'ouverture d'une classe pour Marcel Mule en 1942 pour connaître à nouveau la reconnaissance des milieux
officiels français. S'ensuivit une période de déclin qui aurait pu être fatale si le relais n'avait pas été pris outre-atlantique par Elise Hall, qui développa
le premier répertoire soliste pour saxophone, puis par les musiciens de jazz qui apprivoisèrent peu à peu le nouvel instrument jusqu'à ce qu'il devienne l'icône
emblématique de leur musique que nous connaissons de nos jours.
L'explosion du saxophone populaire
En 1906, le quartet de Tom Brown faisait ses premiers pas avec le cirque des Frères Ringling aux États-Unis. À l'origine, les musiciens étaient multi-instrumentistes dans le style des spectacles Minstrels très populaires outre-atlantique, mais en 1914, l'ensemble devient le Brown Brothers Saxophone Sextet[1]. Avec un répertoire allant de Verdi (sextuor de Rigoletto) jusqu'aux premières esquisse du "jass" (That Moanin' Saxophone Rag, Smiles and Chuckles), ils ont eu un énorme succès populaire avec des disques, des tournées de music-hall et même des comédies musicales montées pour eux [2].
En 1917, Rudy Wiedoeft et son Frisco Jass Band [3] eut également beaucoup de succès grâce à sa participation à la comédie-musicale Canary Cottage où, malgré la présence de vedettes comme Eddie Cantor, le saxophoniste fut clairement l'attraction de la soirée. Après ce succès, les enregistrements de Wiedoeft rencontrèrent un très large public.
Le public américain, très friand de ce nouvel instrument relativement facile à apprendre, lance la mode
du saxophone avec des revues telles que Sax-O-Trix et The Saxophone Revue. Il impose la présence des saxophones dans les orchestres de variétés, un avis qui n'était pas partagé
par les tenants du style Nouvelle-Orléans, mais qui est vite devenu de rigueur à cause de la demande populaire. Durant cette période, il y a même des orchestres
entièrement composés de saxophones qui font office de fanfares lors des manifestations populaires dans les villes américaines.
Bien que le seul instrument véritablement créer par/pour le Jazz soit la batterie, le saxophone est pour le grand public, l’instrument emblématique de cette musique. Cantonné à ses débuts à un répertoire « pompier » ou militaire « Il suffit d'ajouter "militaire" à un mot pour lui faire perdre sa signification. Ainsi [...], la musique militaire n'est pas la musique” disait Clémenceau, le Saxophone aurait pu voir sa carrière instrumentale rapidement stoppée.
Pour gagner ses lettres de noblesse et l'aura populaire qu'on lui connait, l’instrument a du traversé l’atlantique pour être adopté par cette nouvelle musique qui se formait alors dans la communauté Afro-américaine : le jazz. D’abord utilisé de manière rudimentaire en section, le role du saxophone change rapidement de dimension. La première figure marquante qui impulse ce changement au saxophone est Coleman Hawkins membre du Fletcher Henderson band dès 1923. Il invente une nouvel manière d’utiliser le saxophone, en fait un instrument soliste incontournable et developpe un « son » qui reste la carte de vistite du sax auprès du grand public. Le romancier Alain Gerber dans "Charlie" fait dire à un des protagonistes que "l’inventeur" du saxophone est plus surement Hawkins qu’un obscur belge… Le saillie romanesque est hardie mais n’en retranscrit pas moins convenablement le destin de cette instrument, indisociable de l’histoire du Jazz. Cette association est d’autant plus forte que certains saxophonistes ont marqué l’histoire de cette musique. Dépassant le cadre de simple instrumentiste, ils ont rendu cette musique dans un état différent de celui dans lequel ils l’avaient prise : Coleman Hawkins,Lester Young, Charlie Parker, Stan Getz, John Coltrane, Ornette Coleman etc.
C’est parceque le Jazz a été à cette époque une musique populaire que le saxophone l’est devenu aussi. Le Saxophone par sa puissance douce, son expressivité s’est facilement adapté au Rhythm and Blues, au Rock et à toutes sortes d’autres musiques populaires (Bossa Nova, Reggae). Il est devenu un instrument familier du Grand Public aussi bien d’un point de vue sonore que visuel. A tel point que dans les rares morceaux « classiques » populaires contenant une intervention de saxophone comme le Boléro de Ravel, le public peine à identifier le saxophone comme tel.
Le saxophone effectue son entrée dans le monde de la musique classique des années 20 grâce à des compositeurs comme Darius Milhaud, fortement influencé par cette musique venue d'Amérique (La Création du monde), Germaine Tailleferre (première version de son premier Concerto pour piano et orchestre), Maurice Ravel (Boléro) et Manuel Rosenthal (Saxophone Marmelade) qui, parmi d'autres, ont utilisé cette nouvelle couleur dans leurs compositions. Les Ballets suédois ont même monté en 1923 le seul ballet "jazz" de Cole Porter, Within the Quota, quelques semaines seulement après la première de La Création du Monde. Le succès d'orchestres de Jazz en France tels que l'Orchestre Scrap Iron Jazzerinos[4], Jim Europe's 369th Infantry Hellfighter's Band[5] et plus tard l'Orchestre Billy Max[6] ont fait entrer définitivement ce nouvel instrument dans la musique populaire française et par conséquent dans la musique moderne.
Au XXe siècle, on peut encore citer Cardillac (1926) de Paul Hindemith, la Suite du Lieutenant Kijé (1934) de Prokofiev, Jeanne d'Arc au bûcher (1935) de Honegger, le Concerto à la mémoire d'un ange et Lulu d'Alban Berg, et d'autres partitions orchestrales comprenant une ou plusieurs parties pour saxophone dues à la plume de Ravel (orchestration des Tableaux d'une exposition, Boléro), Milhaud, Kodály, Ibert, Jolivet, Ralph Vaughan Williams, Franz Schreker, Benjamin Britten, Frank Martin et Luigi Dallapiccola parmi tant d'autres.
Le saxophone est aussi présent dans un certain nombre de pages concertantes écrites par tant de grands compositeurs bien connus comme la Rhapsodie de Debussy (orchestrée par Roger-Ducasse), le Concerto op. 109 de Glazounov, les deux Ballades de Frank Martin, le Choral varié op. 55 de Vincent d'Indy, le Concertino da camera de Jacques Ibert, la Légende de Florent Schmitt, le Concerto de Lars-Erik Larsson et l'étonnant Concerto pour deux pianos, chœurs, quatuor de saxophones et orchestre (1934) de Germaine Tailleferre, que par des auteurs moins illustres tels Jean Absil, Henk Badings, Eugène Bozza, Gaston Brenta, André Caplet, Raymond Chevreuille, Marius Constant, Will Eisenmann, Henri Tomasi, Pierre Vellones, Henry Woolett et de nombreux autres. Soulignons que ces partitions sont très rarement exécutées en concert.
En ce qui concerne la musique de chambre, le saxophone n'est pas davantage un instrument que l'on a souvent l'occasion d'écouter en concert. Au XIXe siècle, cela pouvait encore se comprendre, car à Paris, l'enseignement du saxophone n'a duré que 13 ans (classe d'Adolphe Sax, de 1857 à 1870) et n'a repris qu'en... 1942 ! Même si certains compositeurs avaient été tentés de composer pour ce nouvel instrument, on peut comprendre qu'ils aient reculé devant le fait qu'il y avait (trop) peu de bons interprètes pour jouer leurs œuvres ; mais actuellement, ce n'est plus le cas. La deuxième raison est la suivante : le sax étant un des tout derniers instruments acoustiques de l'orchestre à avoir été inventé, il est évident que les grands compositeurs de l'ère classique ou romantique n'ont pas pu lui confier leur inspiration. Passons sur la question de savoir ce qu'en aurait tiré Schubert ou Beethoven pour citer quelques compositeurs qui ne l'ont pas oublié.
Pour saxophone et piano, on trouve des sonates et diverses pièces, notamment de Jean Absil, Eugène Bozza, Alfred Desenclos, Alexandre Gretchaninov, Paul Hindemith, André Jolivet, Charles Koechlin, Gabriel Pierné, Alexandre Tcherepnine, et autres Jacques Castérède et Henri Tomasi, dont certaines ont été spécialement écrites pour l'un ou l'autre des deux plus grands saxophonistes du XXe siècle : Marcel Mule, un Français qui a donné de nombreux concerts dans le monde entier et créé entre autres les concertos de Pierre Vellones, Eugène Bozza et Henri Tomasi; et Sigurd Rascher, musicien allemand naturalisé américain qui s'est également illustré sur tous les continents dans un répertoire spécialement conçu pour son aisance dans le registre suraigu, pour lequel les concerti de Glazounov et Ibert et la Ballade de Frank Martin ont été écrits.
Parmi d'autres partitions pour saxophone et divers instruments, on retiendra surtout Hindemith (Trio pour sax, alto et piano), Webern (Quatuor op. 22 avec clarinette, violon et piano), Villa-Lobos (Choros n° 7 Sextuor Mystique et un Nonette), Caplet (un sextuor intitulé Légende), Stefan Wolpe (un quatuor avec percussion, trompette et piano), Hans Werner Henze (Antifone pour 13 instruments), etc.
Heureusement, beaucoup de saxophonistes contemporains pleins de talent œuvrent à renforcer cette grande richesse de
répertoire à travers leurs concerts, enregistrements, éditions critiques et autres. Citons, parmi eux, les Français Serge Bertocchi, Nicolas
Prost, Vincent David, Jean-Denis Michat, l'Anglais John Harle, le Japonais Nobuya Sugawa, le Suisse
Marcus Weiss, et les Américains Paul Cohen, Taimur Sullivan et Paul
Wehage.
Du fait peut-être de leur rejet (relatif) par certains milieu classiques, les saxophonistes ont eu une forte tendance à l'instinct grégaire. C'est ainsi que se sont développés toutes sortes d'ensembles, en commençant par le quatuor de saxophones. Les duos pour saxophones sont aujourd'hui assez nombreux : Christian Lauba, Karlheinz Stockhausen, François Rossé, Ryo Noda, Marie-Hélène Fournier entre autres ont écrit de belles pièces combinant divers membres de la famille. À l'exception de Savari, Dyck et de rares autres, c'est aussi dans la musique contemporaine que l'on trouve des œuvres pour trois saxophones : Reich, Dazzi, Fournier, Rossé, se sont essayés au genre.
Le premier ensemble entièrement formé de saxophones a été fondé par le professeur Berlinois Gustav Bumcke dans les années 1920. À sa suite, Sigurd Rascher en formera également un aux USA dans les années 1960, mais c'est surtout Jean-Marie Londeix et l'Ensemble de saxophone de Bordeaux qui ont donné l'impulsion pour le développement de ces orchestres de saxophones. Il en a fixé la formule de base de 12 instruments sous le modèle d'un triple quatuor étendu : 1 sopranino, 2 sopranos, 3 altos, 3 ténors, 2 barytons, 1 basse.
Jean-Pierre Caens s'est inspiré de la formation de son mentor Jean-Marie Londeix pour créer un ensemble similaire basé a Aix-en-Provence, l'ensemble de saxophones de Provence.
C'est pour cette formule qu'ont été composées de nombreuses pièces d'un grand intérêt : François Rossé, Francisco Guerrero, Christian Lauba, Christophe Havel, Karlheinz Stockhausen, Felix Ibarrondo, mais aussi Ida Gotkovsky, Gérard Gastinel et Antoine Tisné, sans compter les nombreuses transcriptions qui fleurissent ici et là pour compléter ce répertoire un peu récent.
Depuis les années 2000 et l'apparition de nouveaux saxophones tels que le tubax ou le sopranissimo, de nouvelles formules apparaissent ici et là pour exploiter ces nouvelles possibilités de couleurs : entre autres l'ensemble Amiens Sax Project ou le National Saxophone Choir de Nigel Wood.
Antoine-Joseph dit Adolphe Sax est né à
Dinant
(Belgique), le 06 novembre 1814. Dès l'enfance il fut initié à l'art de construire les bois et les cuivres par son père installé entretemps à Bruxelles. Trés jeune, il fit preuve d'un esprit
inventif et d'aptitudes musicales hors du commun. Sa vie durant, Adolphe Sax fit preuve d'énergie, de dynamisme, d'acharnement, d'imagination et de génie. Il fut à la fois facteur d'instruments,
soliste, acousticien, compositeur, chef d'orchestre, pédagogue et éditeur,... Il incarne parfaitement l'esprit du 19e siécle conquérant et sûr de l'avenir. Outre le perfectionnement de nombreux
instruments (clarinette, basson, timbale, flûte de pan, ...), on lui doit la création de plusieurs famille d'instruments: les saxhorns, les saxtrombas, les saxtubas et bien sûr, les
saxophones...
L'invention du saxophone provoqua de vives controverses, mais porta néanmoins au pinacle la réputation de Sax qui avait fait le choix de partir à Paris. Cet instrument qui apportait un timbre
nouveau séduisit de nombreux compositeur de l'époque et devint, un peu plus tard, l'un des enfants chéris du jazz.Adolphe Sax mourut à Paris dans le dénuement, le 07 février
1894.
Liste non exhaustive
Prévisions 2011
CONCERT d'Hiver
Le Dimanche 4 décembre 2011
Eglise de GER
à 15h00
Entrée Libre
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Messe de Ste Cécile
animée par les Sax's
Le dimanche 27 novembre 2011
Collégiale de MORTAIN
à 11h00
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CONCERT Sainte Cécile
Le Samedi 26 novembre 2011
Collègiale de MORTAIN
à 20h45
Entrée Libre
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Messe animée par les Sax's
le samedi 26 novembre 2011
CHERENCE-LE-ROUSSEL (50)
à 16h30
à l'occasion de la Ste Barbe
des Sapeurs Pompiers
de Juvigny-Le-Tertre
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Messe animée par les Sax's
le Dimanche 13 novembre 2011
SAINT-BÔMER-LES-FORGES (61)
à 11h00
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Messe commémorative
Cérémonies du 93ème anniversaire
de l'armistice de la
1ere guerre mondiale
Le Vendredi 11 novembre 2011
Collègiale de MORTAIN
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Messe animée par les Sax's
Le dimanche 16 octobre 2011
Eglise de ROMAGNY
à 11h00
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2010
Messe de Ste Cécile
animée par les Sax's
Le dimanche 21 novembre 2010
Collégiale de MORTAIN
à 11h00
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CONCERT Sainte Cécile
Le Samedi 20 novembre 2010
Collègiale de MORTAIN
à 20h45
Entrée Libre
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Messe animée par les Sax's
le Dimanche 14 novembre 2010
SAINT-BÔMER-LES-FORGES
(61)
à 11h00
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Messe commémorative
Cérémonies du 92ème anniversaire
de l'Armistice de la
1ere guerre mondiale
le Jeudi 11 novembre 2010
Collégiale
MORTAIN
à 11h00
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CONCERT
le Samedi 28 août 2010
Eglise de LONGUEVILLE
à
20h45
Entrée payante (3€)
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Cérémonie du Mémorial Day
(Journée du souvenirs)
le Vendredi 28 mai 2010
à la petite chapelle
MORTAIN
à 18h00
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Messe du 8 mai
animée par les Sax's
Le samedi 08 mai 2010
Eglise de
SAINT-JEAN DU CORAIL
à 11h00
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Messe du 8 mai
animée par les Sax's
Le samedi 08 mai 2010
Collégiale de MORTAIN
à 09h30
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Messe pour le congrés des
anciens combattants du canton
de Juvigny-le-Tertre
animée par les Sax's
Le dimanche 11 avril 2010
Eglise de MESNIL-TÔVE
à 10h30
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2009
Messe de Ste Cécile
animée par les Sax's
Le dimanche 22 novembre 2009
Collégiale de MORTAIN
à 11h00
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CONCERT Sainte Cécile
Le Samedi 21 novembre 2009
Collègiale de MORTAIN
à 20h45
Entrée Libre
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Messe commémorative
Cérémonies du 91ème anniversaire
de l'Armistice de la
1ere guerre mondiale
le Mercredi 11 novembre 2009
à la petite chapelle
MORTAIN
à 17h00
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Messe commémorative
Cérémonies du 91ème anniversaire
de l'Armistice de la
1ere guerre mondiale
le Dimanche 08 novembre 2009
SAINT-BÔMER-LES-FORGES (61)
à 11h00
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culturel européen
des communes et des
villes jumelées.
Cette manifestation
a eu lieu dans
le district de GÜNZBURG
(Bavière, Allemagne)
du 1er au 4 mai 2009.
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2008
Mini-concert
au profit du
ST-HILAIRE du Ht (50)
Dimanche 07 décembre
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Messe de Ste Cécile
animée par les Sax's
Le dimanche 23 novembre 2008
Collégiale de MORTAIN
à 11h00
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CONCERT Sainte Cécile
Le Samedi 22 novembre 2008
Collègiale de MORTAIN
à 20h45
Entrée Libre
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Messe commémorative
Cérémonies du 90ème anniversaire
de l'Armistice de la
1ere guerre mondiale
le Mardi 11 novembre 2008
Collégiale de MORTAIN
à 9h30
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Congrès des anciens combattants
le Dimanche 13 avril 2008
Messe à
JUVIGNY-LE-TERTRE
à 10h30
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Messe animée par les Sax's
Le dimanche 06 avril 2008
Eglise de ROMAGNY
à 09h30
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CONCERT DE PRINTEMPS
Le Samedi 05 avril 2008
Collègiale de MORTAIN
à 20h45
Entrée Libre
Les Sax's et la chorale
de la Montjoie en concert
Samedi prochain, les
Sax's du Mortainais fêteront
leur 30ieme anniversaire
lors d'un concert
qu'ils donneront à
la Collégiale de Mortain.
La formation des
Sax's du Mortainais sera
composée pour cette
soirée de trois saxos ténor,
Hervé Desgranges,
Rémi Beaugrant,
Jean-Christophe Briend,
de quatre saxos alto,
Jérôme Desgranges,
Grégory Erambert,
Jean-Paul Briend,
Yann Denariez
et d'un batteur,
Gérard Denariez.
Ils alterneront leur prestation
avec des interprétations
de la chorale de La Montjoie
et termineront leur concert
par un final en commun.
Samedi 20 novembre 2010,
à 20 h 45 à la Collégiale.
Entrée libre et gratuite.
Source:
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Le concert des Sax's
du Mortainais très
applaudi
Le concert donné le samedi 28
août 2010 par les Sax's du Mortainais
a rassemblé 75 auditeurs dans la
petite église de Longueville.
Deux parties, dans la première,
entre autres: New Wave de P.VAN
DICK, Sélection Valses d'A.RIEU,
l'Ouverture du Masque de Fer de F.
MOURGUE. Dans la seconde, la
Marche de Thaunhausen de R.
WAGNER, Irish Dances de R.
DEFOORT, Intermède chez
Edith Piaf de L.DELEBECQ et
d'autres.
Les sons des cuivres dégagés
par les instruments ont été très
remarquables, les ovations
soutenues du public ont montré
que celui-ci avait beaucoup apprécié
le groupe amateur par la qualité
de sa prestation.
Source:
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Ste Cécile 2009
Samedi 21 novembre 2009, la collégiale
de Mortain accueillait
les Sax's du Mortainais et la
Chorale des Compagnons
de la Montjoie, réunis ensemble
pour y fêter leur sainte patronne,
Sainte-Cécile.
Plus de 200 spectateurs étaient
venus en connaisseurs pour
savourer ces instants.
Source:
Les Sax’s du Mortainais et la chorale Les compagnons de la Montjoie ont fêté la Sainte Cécile lors d’un concert qui s’est déroulé samedi 20 novembre à la collégiale de Mortain. Un événement qui correspondait également au trentième anniversaire de la création des Sax’s, dont le fondateur et enseignant de musique était Vincent Lustro. Deux cents spectateurs ont assisté à la prestation des musiciens et des choristes qui ont donné le meilleurs d’eux-mêmes pour fêter dignement cet événement.
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(Jérôme DESGRANGES
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